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Colloque le 2 et 3 mars 2007
Esthétiques du Mouvement
Qu’est-ce qui définirait en propre la vie ? Qu’est-ce qui pourrait certifier le mieux l’acte d’exister ? Autrement dit par quoi doit-on la désigner pour qu’il y ait adéquation entre le sens qu’on lui prête et l’essence qu’elle a de facto. Ne pourrait-on pas dire que le mouvement, quelque soit, sa modalité d’expression (matérielle, symbolique, virtuelle, idéelle) est le paramètre majeur de toute existence, qu’on n’inscrit cette dernière sur les tablettes du temps que grâce au mouvement qui est aussi acte et rythme. Le temps n’en acquiert-il pas une autre dimension que celle que comptabilise le décompte en secondes, en minutes, en heures, en jours, en années et en siècles? La création n’en devient-elle pas aussi l’expression la plus élevée de la vie dès lors qu’elle est pulsion, mouvement de vie qui cherche à prendre sa revanche sur la mort.
Le mouvement, même s’il a longtemps constitué, pour les artistes de tous bord, un objet de séduction, il n’en demeure pas moins un champ d’investigation de haute curiosité depuis la découverte des premières peintures rupestres et des premières ombres portées sur les parois des grottes. En observant les techniques et les parcours cognitifs à partir desquels l’homme a harmonisé ses règles et ses ruses dans son approche du mouvement, notamment dans ses rapports à l’image et à la scène en tant que séquence dramatique, on se rend très vite compte que le théâtre, comme l’expression plastique, est capable de représenter autant le réel que le virtuel. Le théâtre étant le point de convergences de plusieurs expressions artistiques dont le cinéma, la vidéo, la peinture, l’écriture dramatique suppose la prise en compte d’une esthétique du mouvement parce que ce dernier, en raison de l’interaction de toutes ces formes d’expression artistique, peut faire l’objet d’un regard kaléidoscopique qui présuppose, lui aussi, la différence des angles de vue (biomécanique, social (gestuel), historique, esthétique, etc.). Le mouvement étant au cœur du travail du comédien, du dramaturge, du chorégraphe, de l’artiste-plastisicien, du concepteur-designeur, du vidéaste…), il y a lieu d’étudier les implications de la construction, déconstruction et fragmentation du mouvement sur la production du sens et de l’esthétique, l’interaction du mouvement avec les autres composantes de la création et son aptitude à la signifiance.
Le comité organisateur
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Création et Publication de Site Web : Noichri Sofiene,® août 2006 Dernière mise à jour le 06/01/2007 22:30:20 |
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ème édition |
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JOURNEES D'ETUDES ET DES PRATIQUES THEATRALES ET D'ARTS VISUELS |
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